
Ce mercredi 16 septembre 2026, une opération de démantèlement d’un squat a été menée au 120 boulevard Camélinat à Malakoff. À la demande du préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, les services de l’État ont procédé à l’évacuation de 50 personnes.
Selon la Préfecture des Hauts-de-Seine, l’opération a mobilisé les forces de sécurité, les services de l’État, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris ainsi que la Police municipale. L’objectif annoncé était de mettre fin à l’occupation et de rétablir des conditions de sécurité et de tranquillité.
Enfin une intervention pour mettre fin au squat
Cette opération intervient alors que l’occupation de ce bâtiment situé au 120 boulevard Camélinat avait suscité des interrogations dans le quartier.
Les informations publiques disponibles montrent que le bâtiment a notamment accueilli par le passé plusieurs activités et sociétés privées. Une SCI ayant pour objet l’acquisition d’un local de réserve a également été domiciliée à cette adresse. Ces éléments indiquent qu’il ne s’agit pas, à ce stade, d’un bâtiment que l’on peut présenter comme appartenant à la Ville de Malakoff.
Cette précision est importante : dans le cas d’un bâtiment privé occupé illégalement, la procédure d’évacuation ne relève pas simplement d’une décision du maire. Le propriétaire ou l’ayant droit joue un rôle central dans la procédure, notamment dans la saisine des autorités compétentes.
Il serait donc injuste et juridiquement approximatif de faire porter à la seule municipalité la responsabilité de l’absence d’expulsion.
Mais pendant ce temps, que faisait la municipalité ?
Cette réalité juridique ne dispense pas pour autant la majorité municipale de répondre à une question légitime : qu’a fait la Ville face à cette situation ?
Une municipalité ne peut évidemment pas expulser elle-même les occupants d’une propriété privée. En revanche, elle peut être informée d’une situation préoccupante, dialoguer avec le propriétaire, signaler les difficultés rencontrées, mobiliser sa Police municipale lorsque cela relève de ses compétences et travailler avec les services de l’État.
Or, dans la communication publique actuellement disponible, c’est bien la Préfecture des Hauts-de-Seine qui annonce et porte l’opération de démantèlement.
Nous souhaitons donc savoir quelles démarches ont été entreprises par la municipalité de Malakoff avant l’intervention du préfet, depuis quand la Ville était informée de la situation et quelles actions avaient été engagées auprès du propriétaire et des services de l’État.
Chacun doit prendre ses responsabilités
Malakoff Pour Tous considère que la sécurité et la tranquillité publique doivent faire l’objet d’une mobilisation constante de l’ensemble des acteurs concernés.
Cela suppose une coopération efficace entre les propriétaires, la municipalité, la Police municipale, la Police nationale, la Préfecture et les services de secours.
L’intervention menée ce mercredi montre surtout qu’une situation d’occupation illégale peut finalement faire l’objet d’une réponse coordonnée lorsque les autorités compétentes sont mobilisées.
Nous saluons le travail des forces de sécurité, des services de l’État, des sapeurs-pompiers et des agents mobilisés lors de cette opération.
Mais cette intervention appelle désormais une autre exigence : que les habitants puissent savoir ce qui s’est passé avant le démantèlement et quel a été le rôle de chacun des acteurs concernés.
Après le démantèlement, des réponses sont nécessaires
Le démantèlement du squat du 120 boulevard Camélinat ne doit pas être l’occasion de simplifier à outrance une situation juridiquement complexe.
Il doit au contraire permettre de poser sereinement les bonnes questions :
- Depuis quand la Ville était-elle informée de cette occupation ?
- Quelles démarches ont été entreprises auprès du propriétaire ?
- Quels échanges ont eu lieu avec les services de l’État ?
- Et quelles mesures seront prises pour éviter qu’une situation comparable ne se reproduise ?
Les habitants sont en droit d’obtenir des réponses précises et transparentes sur la gestion de cette situation.



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